Il s'agit de la place du marché, elle sert de parking les week-ends et jours fériés. Sa partie basse est construite par un bâtiment en U dénommé le « marché couvert ».
Saint-Sébastien guerisseur de la peste.
Au moment de la création de la ville-neuve de Nancy, il fut décidé d'y établir trois paroisses, qui auraient pour patrons Saint-Sébastien, Saint Roch et Saint-Nicolas. Faute d'argent, seule fut érigée en 1593 celle de Saint-Sébastien. Cette très petite église, dont il ne subsiste qu'un retable du maître-autel (visible à l'église des Cordeliers), fut remplacée au XVIIIe siècle, par l'édifice que nous connaissons aujourd'hui.
Construite sur les plans de Nicolas Jennesson, la première pierre fut posée en 1720. On débuta la toiture en 1725, mais pour cause de difficultés survenues avec l'architecte, l'église ne fut achevée qu'en 1731. L'évêque de Toul, Scipion-Jérôme Bégon, la consacra le 9 août 1732.
Cet édifice témoigne de l'habileté de Jennesson qui dut faire des compromis : construire une église de grandes dimensions, sur un terrain étroitement limité par quatre rues, et en conservant une ancienne tour élevée en 1682, ne fut pas une mince affaire.
Rectangulaire, l'édifice s'est vu adjoindre une nouvelle tour, un peu plus large et haute de 45 mètres, qui vint faire pendant à celle qui existait déjà, de manière à encadrer l'abside semi-circulaire qui déborde légèrement sur la rue.
La façade a particulièrement été soignée par l'architecte : plus basse que le reste de l'édifice, elle s'incurve et forme des sortes d'avant-corps qui encadrent l'unique porte d'entrée. Qatre grands panneaux sculptés par Joseph-Dieudonné Pierre en constituent la décoration : les deux encadrant la porte sont incurvés et représentent le Sauveur et la Vierge, et les deux situés aux extrémités sont plats. On y voit Saint-Nicolas et Saint-Charles. Les panneaux sont séparés par des pilastres et des colonnes doriques. Ces dernières supportent un entablement orné de triglyphes.
Au dessus de ce premier niveau, un autre, étroit, s'élève au dessus de la porte. Formé d'un fronton que portent deux colonnes. Au milieu, une grande fenêtre au dessus de laquelle se trouvaient autrefois les armes de la Lorraine, tenues par deux aigles sous un manteau royal. Oeuvre de François Chassel, cette sculpture fut détruite à la Révolution. A son emplacement se trouve aujourd'hui une horloge. De chaque côté, au dessus des panneaux situés aux extrémités, ont été déposés en 1886 les statues de Saint-Sébastien, et du duc Léopold, exécutées par Victor Huel père.
L'église comprend une nef de quatre travées, et de bas-côtés ayant la même hauteur que celle-ci, dans la tradition des églises-halles de la fin du Moyen âge. La travée la plus proche du choeur est richement décorée : sa voûte est ornée de quatre scènes du martyre de Saint Sébastien, dues aux sculpteurs qui ont orné la façade. Les sacristies furent placées de chaque côté du choeur et sous les tours. L'intérieur contient peu d'oeuvres remarquables, si ce n'est quelques peintures accrochées aux murs, et un monument élevé à la mémoire du peintre Jean Girardet. Ce dernier, sculpté en 1783 par Söntgen, fut détruit en 1792 puis entièrement refait en 1801 par Joseph Labroise (sculpteur) et Laurent (peintre).
Icône du consumérisme nancéien, le centre commercial Saint-Sébastien fut construit à l'emplacement d'un des plus anciens quartiers de Nancy. Alors insalubres, les maisons furent détruites sans dicernement pour accueillir 135 boutiques qui attirent chaque année plus de 10 millions de visiteurs. Le quartier entier a subi la folie des années 60 -70, et compte une dizaine de tours parmi lesquelles le trident ou la tour Joffre et, un peu plus loin, la tour Thiers.
marché couvert
immeuble le Trident
centre commercial Saint-Sébastien
église Saint-Sébastien
centre commercial Saint-Sébastien, tour Joffre, centre de tri postal
lycée Paul-Louis Cyfflé et l ancienne prison
rue Raugraff, magasin Vaxelaire
marché couvert, rue Saint-Dizier
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