Photos panoramiques de Nancy

rue Girardet, place d'Alliance

rue Girardet, place d'Alliance

La place d'Alliance

La place commémore le traité de Versailles (1er mai 1756) entre Louis XV et la Maison d'Autriche d'origine lorraine. Cette alliance franco-autrichienne, d'une portée historique considérable, marqua une nouvelle étape décisive dans la diplomatie européenne du XVIIIe siècle. Stanislas, beau-père de Louis XV, voulut perpétuer cet événement en donnant son nom à cette place et en le symbolisant par la fontaine monumentale qui en orne le centre. la fontaine prévue initialement pour l'hémicycle de la Carrière.

Cette fontaine, qui devait s'élever à la gloire de Louis XV, fut adaptée à la dédicace de la place. Elle est l'oeuvre de Cyfflé, collaborateur de Guibal, lequel semble s'être inspiré de la fontaine romaine de Navone.  Assis sur les rochers, trois vieillards représentant des fleuves, portent des urnes d'où l'eau s'échappe. Ils soutiennent un entablement surmonté d'un obélisque de marbre. Au sommet, un génie joue de la trompette. Le bouclier qu'il tient porte ces mots : "Perenne foedus anno 1756", ce qui signifie "Eternel traité de Concorde"

Cette place fut édifiée par Emmanuel Héré. Elle fut dessinée à l'emplacement du jardin potager du duc Léopold, qui avait été planté sur l'ancien bastion Saint-Jacques, après la démolition des remparts de Nancy (1698). La double rangée de tilleuls fut plantée en 1763.

En même temps que la place d'Alliance furent créées les rues Girardet, Bailly, Guibal et Lyautey.  Héré éleva pour lui-même l'hôtel qui se trouve au n° 8 actuel. Cet hôtel devint plus tard l'hôtel de Marainville, puis du marquis d'Alsace, ou hôtel d'Alsace.

Anciens noms : place Saint-Stanislas en 1752 (en hommage au roi de Pologne - la place Stanislas actuelle étant alors place Royale). A la Révolution, elle fut place de la Renommée et place Chalier (maire de Lyon sous la Terreur).

Jean Girardet

Jean Girardet, né à Lunéville en 1709 et décédé à Nancy en 1778, est un peintre lorrain, puis français suite à l'annexion du Duché par la France en 1766.

Portraitiste de talent, il est le peintre attitré de Stanislas Leszczynski qu'il immortalise sous tous les angles ainsi que celle des gens de cour, des artistes et des aristocrates. Il excelle aussi dans la grande peinture décorative comme dans les tableaux religieux. Ses œuvres ornent la cathédrale de Toul, les églises de Lunéville, Chanteheux, Commercy, Verdun, Metz.

Ses fresques décorent le Kiosque de Lunéville, le salon de la Nouvelle Intendance, la Comédie, la coupole de l’abbatiale Sainte-Glossinde de Metz… Nombre de ces travaux ont aujourd'hui disparu ; subsiste une de ses œuvres les plus abouties, témoin de son talent : les peintures de l'Hôtel de Ville de Nancy.

Notamment, au plafond, le peintre nancéien a représenté Stanislas Leszczynski en Phébus, dieu de la lumière. Accompagné par la Victoire, il conduit le char du soleil et dissipe les nuées sous le regard ébloui des muses. Sur les murs du grand salon carré, quatre grandes fresques évoquent les bienfaits du monarque. (source : wikipedia)

Liens vers les panoramiques suivants

rue Godron, Girardet

place d Alliance

rue Girardet, Bailly, Fourier

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